25 janvier 2010

J'agace

J'agace car ni mon téléphone portable, ni mes clés ne traînent sur une table ou une étagère, lors de mes visites amicales…
Par contre, souvent, une boîte de crayons et un bloc de papier restent à portée de mains.
Et ça agace que je puisse m'en servir à n'importe quel moment.

Ce matin-là, il y eut un énorme clash dans la rue. Il était tôt, trop tôt pour être réveillé par l'atterrissage d'un vaisseau spatial plein de canards extraterrestres agonisant. Ca faisait très mal dans tout le corps d'être secoué ainsi par ce choc sonore. Un dimanche matin tout doux de printemps ne supporte QUE le piaillement des têtes de piafs sympathiques fuyant les greffiers joueurs et cons, qui reviendront miauler à leurs logeurs leurs envies de croquettes et pâtées surchoix, dès leur entraînement guerrier achevé…

Elle se leva d'un bond, secouant le matelas désagréablement pour mon corps fatigué du manque de sommeil. On s'était endormi sans avoir la force d'enfiler le moindre vêtement. Il faisait suffisamment chaud heureusement en ce début de printemps.

Elle se hissa sur le banc, devant la fenêtre, poussa les rideaux. J'avais envie de me retourner pour replonger dans le néant quand un autre bruit me secoua !

"HA LA VAAACHE !!!"

Sans broncher, j'attendais la suite, les yeux mi-clos, plein d'espoir dans le retour du calme désiré.

"C'EST PAS POSSIBLE…"

Je ne voulais pas réagir, je refusais de m'impliquer. Mais mes paupières de soulevèrent toutes seules. Alors je la vis telle que je l'imaginais quelques secondes auparavant. Mes bras s'extirpèrent de la couette chaleureuse et une main saisit à la fois le bloc et la boîte. Je n'y avais même pas vraiment pensé.

"C'est dingue, pauvre bête…"

Je m'adossais à mon oreiller redressé d'un geste, effeuillais mon carnet, sur une page vide et lançais mon crayon brun à l'assaut de sa virginité.

"Tu veux pas venir voir ça ???"

Puis le silence devant mon manque de réaction. Elle bougeait à peine, fascinée sûrement par un spectacle hors norme. Comment faisait-elle pour ne pas bouger son pied en suspension, pour ne pas souffrir du genou sur le bois dur…



Tout ce que je sais, c'est que "l'incident" dura assez longtemps pour me permettre cette esquisse, mais aussi pour éveiller d'autres envies…

10 janvier 2010

Sentir

J'aime sentir tes mains glisser sans fin,
se posant sur mes seins
et peu-à-peu se saisir de leur chaleur,
de leur douceur, sentir mes tétons s'entêter
sur des va-et-vient, langoureux, amoureux.

J'aime sentir tes mains me caresser,
faire la ligne de mon corps
en accord mineur,
telle une partition ; tu me dévores,
tu m'effeuilles et tu me joues une sonate
en accord majeur.

J'aime sentir ta bouche haletante,
s'abreuver à la source
de mon désir, venir chercher
ma fièvre, boire ma rosée
chaude et envoûtante.
Sentir ta langue
me caresser,
me goûter,
sentir tes lèvres
peu à peu se jouer de moi,
se jouer de tes envies cabotines.

Dans un doigté divin,
tes mains donnent le La,
dans une envie sulfureuse,
mes chairs s'affolent,
perdant tout sens des réalités.

Appose tes lèvres
sur mes chairs chaudes
et humides…
pose ta langue lutine.
 
Qui ne veut qu'une chose, que
tu viennes chercher le suc de mon plaisir,
j'aime sentir ta langue,
sur mon capuchon érectile.

J'aime sentir 
les va-et-vient
de ta langue fouineuse,
buvant l'offrande déposée
sur cette rosée
frêle et délicieuse.

J'aime sentir
la moiteur de ton front
sur mon cou dégoulinant.
Goutte à goutte,
le sel de ton désir
sur ma peau fébrile
qui précède mes envies.

J'aime sentir tes mains
qui me touchent,
tu me découvres
de ta langue chaste,
tu me goûtes
de tes lèvres gourmandes,
tu me dévores
de ta bouche... avide,

affolant tous mes sens,
désirant ta peau
contre la mienne,
un enchevêtrement
de syllabes sans cohésion
aucune…



J'aime sentir cette instant
où le moment,
inopportun, nous emmène
dans ce silence absolu
de ces corps-à-corps
en désaccord.

J'aime sentir
mon corps se cambrer, 
sous tes doigts agiles,
ta langue vient me toucher,
tes mains me panser,

J'aime sentir
ta chaleur
me transpercer de part en part,
déposer la marque de ton sceau,
déposer la marque de ta chair.
Viens me tatouer sur le corps
le fruit de ton désir,
laisse cette empreinte jaillissante
me transpercer tel un rempart…

J'aime sentir
la moiteur de ton corps, sens étourdi d'un flux
qui n'en finit jamais.
Qui n'en finit jamais de venir
chercher ma rosée et se délecter de mes sucs
abondants et jaillissants
telle une fontaine,
elle déverse sur toi
le miel de mon plaisir.

J'aime sentir
ta langue me caresser,
passer de-ci de-là
entre mes cuisses,
assouvir tes fantasmes
les plus secrets.

J'aime sentir
tes lèvres venir
se poser sur mes seins
et peu-à-peu se saisir.

J'aime sentir
ta bouche haletante
s'abreuver à la source de mon désir …
Sentir mon corps s'affoler
sous mes cris sourds.
J'aime sentir
le fruit de ton désir se durcir
sous les assauts accrus
de ma langue féline
pour qu'enfin notre plaisir
prenne fin…

Ecrit par Zabou le 20/12/09

09 janvier 2010

Cueillir

Me laissant emporter par mon envie de cueillir ces fruits si délicats et suaves,
je me mis sur ce fauteuil d'osier, tendis ma main vers celui-ci ne pouvant les atteindre tous ; ma tête tournait un peu, je l'avoue,
des étoile plein les yeux.

Les gestes un peu maladroits.

Le soleil venait me réchauffer tandis que lui, assis et observateur,
me regardait, me dévorait du regard.



je sentais ses yeux me caresser,
ses mains se poser sur moi.

Me laissant guider par ces prémices, un frisson, une envie venant me parcourir...
je fus tentée.

Par sa bouche suave,
par ses mains qui venaient se poser doucement et sans bruit,
sur mes fruits ronds…

La chaleur pesante de cette après-midi
me laissait un peu béante et étourdie…

Textes de Zabou

28 novembre 2009

Au tapis

J'avais décidé ce jour-là de mettre mes boucles préférées.

Comme par hasard,
je les laissais tomber sur ce tapis de laine.

Dévêtue, sans l'ombre d'un doute je savais qu'il était là,
à me regarder ; je sentais ses yeux se poser sur moi  et me caresser lentement du regard.
J'aime être dans cette position peu convenable,
qui je sais, lui met l'eau à bouche.

J'attendais patiemment mais il ne daignait pas se montrer. D'un coup sec, je relevais mes cheveux en pouffant de désespoir ; aurait-il compris mon appel, mon invitation à venir me rejoindre…
Je continuais donc ma fouille en me dandinant de droite à gauche,
relevant de temps en temps mes cheveux.

Une terrible crampe me prit, j'allongeai ma jambe vers l'arrière, pinçant mes lèvres entre les dents, 
en laissant glisser ma main le long de ma cuisse pour soulager la douleur ;
lui, toujours en spectateur, me regardait du coin de l'œil…
Combien de temps mettrait-il à comprendre que je ne voulais qu'une chose ?



Qu'il s'approche de moi en douceur,
qu'il appose sa bouche sur ma chair
et au-delà, le ballet des corps aurait pu enfin commencer.
J'avais décidé que nous serions en retard…


Texte de Zabou

30 septembre 2009

Acuna ma Mouna

Mouna est d'un autre pays,
Elle n'est pas d'ici,
Pourtant elle sourit,
Là, juste quand elle me lit...

Car moi aussi, je suis loin d'ici...

22 septembre 2009

Verger

J'aime cueillir les fruits sur les arbres.
Le matin, rafraîchis par la rosée, glissant d'humidité nocturne, ils sont brillant et froid, sous la langue, au palais, désaltérant...
Le soir, réchauffés par le soleil, la peau tendue, ils cachent sous leur enveloppe un jus délicieux et suave comme un vin chambré à température ambiante...

Elle aimait aussi cueillir les fruits, et cet après-midi-là, avait décidé de manger quelques prunes douces, après une petite sieste à mes côtés, dans notre jardin secret, à l'abri du voisinage.

Aussi faisait-il très chaud, le repas excellent et nous avions vidé la bouteille de rosé.

Aussi se retrouva-t-elle debout, sur le panier d'osier, sans effets, la main tendue vers ces fruits si bons...




Voilà pourquoi je ne finis pas mon esquisse, car moi aussi, le siège basculant dangereusement, je me vis debout, les mains tendues vers ses fruits si ronds....

12 septembre 2009

Décalage horreur

Le Q du mois, c'est pas pour ce soir !
Envie de changer de jour, d'heure, d'habitude...
Pourquoi le Q, pourquoi le samedi alors que je n'ai jamais été abonné à Canal+ +
Ni vraiment adepte de films X... trop cons, trop impersonnels, trop mal réalisés... pour le peu que j'en sais (si vous avez des références, vous êtes priés de me les communiquer - en oubliant les "Russ Meyer" - merci)
Bref, revenez plus tard !!!
Allez, bisous et à bientôt, donc !!!