22 mars 2008

Malgré ses volontés, il l'avait faite incinérer. Et ses cendres avaient fini de refroidir sur son bureau.

Lui, trouvait drôle d'aller au bout de son "projet". il avait donc longuement mélanger ses restes à la terre glaise avant que de sculpter ce corps imaginaire, vraiment pas ressemblant. Il s'en foutait intensément, car la mort ne l'impressionnait pas.

Il finit son œuvre le samedi soir suivant les funérailles.

A 3H47, cette nuit là, le choc fut si violent qu'il pensa subir une attaque cérébrale ; en fait, il mourrait étouffer par sa statue tombée sur lui, environ 280 kilos de terre qu'il ne pouvait repousser. Elle lui écrasait les poumons. 20 minutes d'agonie, avec quelques lueurs de lucidité pour se demander comment 280 kilos de terre glaise encore humides avaient parcouru 12 mètres de couloir, 8 d'escalier et ouvert 3 portes....


5 commentaires:

Anaïs a dit…

C'est toi le nouveau Prosper Mérimée?... ;)
J'aime toujours l'alliance texte-image que tu arrives à faire surgir.
Bye

Pixou a dit…

A l'aise, glaise !
Encore un qui se croyait le meilleur sur terre battue !

J'en cherche d'autres et des plus pourris et je reviens.

Philooo a dit…

Anaïs > de Prosper, je connais surtout son "Youplaboum !", je suis mallarmé pour discuter littérature avec toi !

Pixounet > le P'tit Glaise (Pascal) jouerait au Golem dans Camille Claudel

Oncle Paul a dit…

"La statue qui marche" ! Bon sang, tous les chemins mènent à Fritz Lang !

Mexico Valdez a dit…

Bon ben puisque c'est comme ça, moi j'arrête d'écrire.
La compétition est trop inégale.

Avoir autant de talent ça devrait être interdit.