11 mai 2008

Un mois d'absence

Un mois à essayer de comprendre, de soigner, de vivre avec.

Mais bien sur, il me faut reprendre depuis le début, en l'occurrence le début du mois précédent.

Après 7 jours de travail intense, je suis enfin sorti de chez moi, comprenant qu'il me fallait un peu d'air frais et de soleil afin de mettre de l'ordre dans mes idées.

La jeune femme de l'autre côté de l'aire fleurie lisait un magazine de ciné.
je pouvais la regarder tout à loisir, du fait de son attention portée à sa lecture, de la distance, de mes lunettes noires.
De mon air commun, de la transparence de ma personne.

Il fait très beau depuis quelques jours, les promeneurs cherchent l'ombre des bancs publics de ce parc boisé pour souffler un peu ; les vêtements légers sont sortis de leur retraite.

Ma lectrice croisait et recroisait ses belles jambes aux rythmes de sa lecture, remontant involontairement sa petite robe colorée toujours plus haut sur ses cuisses blanches.

J'attendais tranquillement d'en apercevoir plus.




Un rayon foncé m'éblouit quelques instants. Je ne trouve pas de termes plus appropriés.
La jeune femme bougeait sur son banc comme si un insecte lui chatouillait le dos.
Et quand elle se leva, sa robe avait glissé d'elle, et même ses sous-vêtements car elle se trouvait nue, debout devant ce banc, sa revue encore à la main.

Il existe dans ce monde des gens tellement prévoyant que, par un beau matin sans aucun nuage, avec une température qui ne descendra jamais en dessous de 22 degrés, ils emportent un imperméable tout léger sous le bras. Ce monsieur se précipitait avec le sien, déjà ouvert pour me cacher l'anatomie de la jeune femme.

Le deuxième incident arriva alors que je rentrais chez moi, en passant par la boulangerie de mon quartier.
Le même éclat sombre passa devant mes yeux, alors que mon regard suivait les arabesques d'une jeune dame nettoyant d'un grand chiffon une baie vitrée de salon.
Sa jambe glissa sur un barreau de l'escabeau utilisé pour laver le haut de la grande vitre et pendant que passait ce voile sur mes yeux, tous ses vêtements tombèrent d'elle inexplicablement.

Je crois pouvoir dire que la boulangère fut "ma troisième victime". Je profitais de chacun de mes passages en ce lieu pour tenter d'imaginer son excellent tour de poitrine. D'autant plus aisément qu'elle affichait volontiers un décolleté interrogateur. J'ai la réponse.

Lorsque je suis enfin rentré chez moi, j'avais pu apercevoir sept "intimités" fort différentes et attrayantes.

Aujourd'hui, je n'ai aucune explication à vous donner sur cet étrange phénomène.
Tel le héros de "L'horrible cas du Docteur X" ("X-The Man with the X-Ray Eyes") de Roger Corman, je commence à trouver «que ça fait rapidement mal à la tête, et qu'on aimerait bien que ça s'arrête, et que ça fait des jaloux en plus».

Si je vous raconte mon aventure, ce n'est pas pour que vous me plaignez.
Non.
Simplement pour annuler notre prochaine rencontre...

10 commentaires:

Mexico Valdez a dit…

Maintenant je comprend mieux comment tu fais pour dessiner autant de nus d'après modèle.

Pixou a dit…

Oui, effectivement, hein, on remet à (beaucoup) plus tard notre prochaine sortie billaristique, à moins que ce fasciant pouvoir ne s'applique qu'à la jolie gent féminine ; dans ce cas, sortons dès ce soir !

Anaïs (Nink) a dit…

Ha c'est bien dommage! ;)

Philooo a dit…

Mexico > que tu crois comprendre... si je te disais que j'ai mes entrées dans la morgue messine pour... non rien, je délire encore !

Pixounet > emploi du temps bloqué quelque peu, je t'en parle tantôt !

Anaïs > pourquoi "dommage" ? tu veux qu'on en discute en tête à tête ???

Aoiffe a dit…

Les fougasses de cette boulangère sont-elles bonnes, au moins ?

Mina a dit…

"Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques "
Pardon, mais je sais pas pourquoi, ce dessin me fait penser à cette chanson... : /
Pourtant elle est toute seule... le banc peut-être... j'ai vraiment une cervelle à la con :p

Philooo a dit…

Tataoiffe > n'est pas Valdez qui veut ! ma boulangère préférée ne fait pas de fougasse, mais elle met facilement la main à la pâte pour ce qui est des noix ou des olives.

Mina > au moins en as-tu un, de cerveau ! ça me semble une denrée rare de nos jours. J'ai failli appeler cette note "bancs publics, bancs publics" alors que je n'étais qu'au 1er stade de l'idée...

Ensuite, "à la con" est une de mes expression préférée, tu me dois des droits d'hauteur, quasiment ! on peut monnayer cela dans la devise de ton choix (non, ce n'est pas, à ma connaissance, une contrepèterie) ! on déjeune ensemble et on en parle ???

Anaïs a dit…

@Philooo: it was a joke dear, j'ai fort à faire avec mes propres loves-affairs.... Bye bye!

Philooo a dit…

Anais > pas mieux ! joke too...

Pis n'oubliez pas, tous, que ce blog n'est PAS autobiographique !!!

Tatie Danielle a dit…

Pas la peine que je m'habille pour juillet alors, chouette! ^^